lundi 5 décembre 2016

Remue-ménage dans le cacalifat....

Mon Dieu est mort !

Sous l’casque d’Erby



« Longtemps considéré comme le fils spirituel de René Goscinny, pour qui il dessina les mémorables Dingodossiers, Marcel Gotlib s'est ensuite démarqué de son maître "Walt Goscinny" en participant à la création de L'Écho des Savanes puis de Fluide Glacial. Son univers délirant, chef-d’œuvre d'enfantillages et d'autopsychanalyse, révolutionna la bande dessinée. On lui doit entre autres l'ineffable Gai-Luron, Hamster Jovial, Pervers Pépère, Superdupont, Isaac Newton et les Rubrique-à-brac..... Sans oublier la coccinelle ! »

Ciao Marcel ! Donne le bonjour à Cabu là-haut... et n'oublie pas les autres scribouillards ! Merci !

dimanche 4 décembre 2016

Manuel Valls, un primate chez les primaires

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Maintenant que François Hollande a renoncé à la resucée élyséenne, une voie royale s’ouvre devant le répliquant Manuel Valls.
De Jaurès à Valls, passant par Blum, Mitterrand et quelques autres, de renoncement en abandon, le PS ne finit plus d’enterrer les idéaux de la Deuxième Internationale ouvrière socialiste. Une telle persistance dans la traîtrise est d’autant plus consternante que des milliers d’encartés sont persuadés de défendre les valeurs qui l’ont fondée ! Surtout ne leur dite pas qu’une telle escroquerie ne date pas d’aujourd’hui, ils seraient capables de vous flanquer la misère !
Qu’il fouette les naseaux le caporal Valls ! Manu était pourtant, à ses débuts dans la social-démocratie, ce militant de la cause palestinienne qui n’hésitait pas à tirer à l’arme lourde contre le sionisme. Il était ce copain insouciant avec qui on faisait la java du temps où le printemps bourgeonnait sous le verglas, même si, observant le sourcil du bonhomme, sa raideur ponctuelle, on sentait comme une aberration dans l'air ambiant.
Depuis, le lascar s’est libéré. Il a passé la barre du complexe sans l’aide de la psychanalyse. Une véritable contre-révolution ! En ville, dans la bonne société, les quelques fidèles prosternés qui lui restent n'hésitent pas à lui lécher le cirage des chaussures !
Eternel perfectionniste, notre sous-commandant Sarko fait mieux que l’original, prouvant forfaits en main, que le pire est à sa portée et il l'étale sans complexe sur la table. L’espace d’un quinquennat il a démontré qu’il n’a rien à envier au FN, puisqu’il a réussi à le shunter tricorne au vent. En cas de changement politique, si la chose venait à se produire, les affreux n'auraient qu'à appliquer ce qu'il a si lestement mis en place.
N’oublions pas que sous Sarko, grand expert en débauchage, alors que l’ensemble de la gauche faisait bloc contre les Besson, Hortefeux, Guéant, Buisson et autres Guaino…, Manu avait failli les rejoindre, baïonnette au clair : monsieur en avait assez, des bougnoules, des blackos, de sa circonscription à problèmes, de la gauche, des 35 heures qu’il voulait abolir, du PS, qui tardait à se situer face à l'immigration, à la délinquance, aux ascenseurs en panne, aux doléances du contribuable, aux vieux, aux moches, aux fraudeurs…
Le voici donc, bataillant dur, pour gagner les primaires du PS et obtenir son sésame pour concourir à la fonction suprême.
Sans moi !
Sous l’casque d’Erby



jeudi 1 décembre 2016

SNCF, le ticket orwellien

Peut-on dire que les personnes travaillant pour le compte de la SNCF, ou n’importe quelle autre grosse boîte, sont des ouvriers ? A la façon dont la ploutocratie s’emploie à les disqualifier par la dévaluation j’en doute. Ouvrier, vous voulez rire ! Rien que l’utilisation de cet adjectif singulier vous place dans la catégorie des gars d’une autre époque ! La bonne éducation – et le matraquage de la novlangue – n’autorise que les termes édulcorés, tels salarié, employé, agent, ou, à la rigueur, ouvrier spécialisé, ce qui vous confère de suite un statut d’honorabilité qui envoie par le fond l’idée d’un cousinage avec les héros de « La bête humaine », même si cela ne change rien à la torture de l’esclavage moderne.
Ainsi donc, révoltant devient malaise sur les lèvres des artistes de la manipulation ! C’est le terme utilisé dans la presse pour parler de la découverte par des syndicalistes d’un document manuscrit recensant environ 25 agents de la gare Saint-Lazare, avec des remarques où chaque matricule prend pour son grade. Rédigé par un duo zélé – depuis, les auteurs du rapport ont été « éloignés » du service nous dit la direction de la SNCF – le tandem n’y va pas avec le dos de la cuiller. Je cite un tout petit florilège : « Très chiant côté sécurité, racaille bas de plafond, un peu conne, cafte les autres ». Ça, c’est pour l’entrée, car pour ce qui est du plat de résistance ne vous attendez pas à de l’allégé, c’est du bourratif 100% maison. Pour certains cas, les joyeux drilles étoffent la fiche signalétique jusqu’à relecture détaillée de George Orwell, puisqu’on y trouve des informations sur « l'appartenance syndicale et des commentaires insultants, racistes ou relatifs à la vie privée. La liste concerne des agents de départ chargés de donner le feu vert au départ des trains. Sur un ou deux, il est écrit : vient de divorcer ou marié à une étrangère, avec la nationalité de la dame » !…
Si prise les paluches dans la confiote la direction de la SNCF fait des moulinets pour « calmer le jeu » – tu parles d’un jeu ! – mettant en place une « assistance psychologique » et tout le saint-frusquin, combien d’autres rapports de ce genre sommeillent dans les placards sans que nous le sachions ? Et combien d’autres grosses boîtes exemplaires se livrent en toute liberté à ce type révulsant de fichage sans que le pouvoir politique ne pipe mot ?...
Mais, surtout, ne les traitez pas de salauds, vous risqueriez le procès en diffamation et le chomdu longue durée.
Estimez-vous heureux, sales prolétaires, de vous tirer à si bon compte !

Sous l’casque d’Erby



samedi 26 novembre 2016

Pauvre Renaud !

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Pov' Renaud !
Après avoir fait des mamours citoyens à des poulardins, ce qui avait interloqué plus d’un fan, le voici qui récidive, cette fois avec François Fillon, lui déclarant une flamme puissante, lâchant que le favori de la primaire de droite est un « parfait honnête homme » ! Oh, mazette !
Aussitôt, la « gauche » déchaînée  – elle s’emballe pour un oui pour un non – lui a envoyé, via les réseaux sociaux, une soufflante aussi néfaste qu’un Mistral perdant !
Mais qu’a-t-il dit notre hexagonal « chanteur engagé » pour mériter une telle baston, outre le fait d’affirmer que Fillon est un « mec bien » et qu'il le voyait gagner la primaire de droite ? Il a tout simplement dit qu’il le préférait à Juppé et Sarko, ce qui est en réalité une vaste connerie, ne voyant pour ma part aucune différence entre les trois, hormis le fait qu’ils se livrent une guerre fratricide pour mieux nous entuber. Mais allons plus loin en ouvrant le menu électoral concocté, comme toujours, par l’oligarchie, car, au fond, de quoi est-il question dans ces mascarades ponctuelles sinon de préparer le cheptel à choisir le champion qu’elle désigne ?
En réalité, le Renaud d’Hexagone, devenu entre-temps un gars d’un autre temps, s’insurge contre le procès qu’on lui fait. Car, précise-t-il, il ne parlait de son penchant pour Fillon que dans la configuration particulière d’un second tour entre un candidat de droite et le FN, comme cela fut le cas en 2002 entre le très maquignon Jacques Chirac et le Durafour Crématoire de Le Pen.
Combien parmi ceux qui aujourd’hui s’en prennent à notre monument historique de la chanson ont fait en 2002 (14 ans déjà !) le déplacement pour permettre à Chichi d’afficher un score bananier à l’issu du scrutin ?
Mais pourquoi diable, ce diable de CharlieMen, envisage-t-il le pire et non le meilleur pour sa famille de la gauche – allez, je vais dire un gros mot – non conformiste, imaginant un second tour de la présidentielle de 2017 entre Fillon et le FN et pas Jean-Luc Mélenchon par exemple ?...
Si la vieillesse est un état naturel la sénilité n'attend pas pour être pile au rendez-vous.
Oublie pas, poto, c'était dans une autre vie :



Sous l'casque d'Erby



mardi 22 novembre 2016

Triste réalité

Erby
La gauche – dans sa représentation la plus large – l’a rêvé, les primaires de la droite l’a réalisé : Sarko n’est plus. Bon débarras ! Peut-être se décidera-t-il enfin à se reconvertir dans le comique troupier, avec, pour commencer, quelques standards inspirés par l’œuvre de feu Gaston Ouvrard. Il peut, maintenant qu’il a du temps libre, demander conseil à son ami le visiteur Christian Clavier qui avait tant œuvré en sa faveur lors de sa prise de pouvoir pendant la campagne de 2007. On s’en fout. De lui aussi bien que de ceux qui, après lui avoir léché les babouches, on tout fait pour le chasser. C’est la même généalogie.
Tout comme on se fout de l’appel lancé par une poignée de nantis du showbiz pour dire « Stop au Hollande-bashing », dénonçant une campagne de dénigrement insupportable « contre le président, les institutions de la République et la fonction présidentielle » ! Quel qu’en soit l’habit, c’est toujours les mêmes ordures qui nous pourrissent la vie !
Le simple fait de vouloir surnager dans cette mer visqueuse, cherchant à explorer d'autres voies que celles tracées par le pouvoir, dénonçant la corruption qu'il génère, devient aux yeux du financier cannibale, du gangster politique, du conformiste atterré, du médiocrate dans sa niche, une offense à l'ordre établi, un délit punissable. Celui-ci allant du bannissement à l'opprobre collectif, calomnies et rumeurs faisant partie de l'arsenal sophistiqué avec lequel on fait de l'humain honnête un monstre... Or qui sont les monstres ?...
Gouverner c'est mentir, détourner la conscience de la masse croissante de mendigots, lui coloniser l'esprit pour en faire de la bouillie. Gouverner c'est faire croire à la bétaille que si on l'expédie à l'abattoir c'est pour mieux la célébrer 100 ans plus loin avec les « anneaux de la mémoire », des trémolos dans la voix.
Gouverner c'est fabriquer et diffuser de la chtouille jusque dans les coins les plus reculés de l'âme pour faire de l'homme la limace qu'on écrase sans même y prendre garde. Gouverner c'est déclencher des guerres quand on veut et comme on le veut pour aller rapiner les trésors d'autrui, badigeonnant le tout du cachet criminel de la « noble cause » !
Gouverner c'est faire croire au gogo que la France est un pays démocratique et que, dans l'état actuel, social-démocratie et droite ce n'est pas du pareil au même !...
C’est cela cette primaire de la droite et celle de la social-démocratie au mois de janvier prochain : postillonner de la diversion !

Sous l’casque d’Erby


J'adore ce dessin, malheureusement impossible d'en trouver l'auteur sur le WEB.
Si quelqu'un a des infos je suis preneur !



jeudi 17 novembre 2016

Les ennemis du peuple

ERBY
Nous faisons ce qu’ils souhaitent que nous fassions. Nous pensons ce qu’ils veulent que nous pensions. Nous marchons dans la direction qu’ils désirent que nous marchions. Nous croyons être libres, mais c’est eux les marionnettistes. Eux, ce sont les Macron, Fillon, Copé, Hollande, Sarko, Juppé – j’en passe ! –, préparés au métier de la manipulation dès leur plus jeune âge par une ploutocratie sanguinaire qui jongle avec nos vies comme on joue à saute-mouton.
De fait, lorsque nous disons non à l’un des postulants à la « fonction suprême », pensant exercer notre libre arbitre, nous validons inconsciemment le billet de son alter ego.
La guerre électorale vers laquelle on conduit le peuple de manière continue n'est pas la guerre du peuple. Elle lui est toujours imposée par le gang capitaliste et la classe politique, aidés dans leur sale besogne par des intellocrates « influents », faisant le trottoir en échange d’un couvert au banquet des charognards.
Elle est l'affrontement bourgeois entre clans d'un seul et même Ordre, se disputant le privilège de creuser le trou le plus profond pour y ensevelir le plus grand nombre possible de miséreux. Cette armée de « petites mains », si utile, si précieuse, si soumise, si méprisée, si exploitée sur tous les continents, mérite-t-elle le charnier que les salauds creusent pour l’entasser ?...
Qu'il s'agisse d'élection, de terrorisme, de braquage financier, de lois sécuritaires, de fascisme, assumé ou rampant, les masques tombent et les visages qu'on y découvre sont hideux !
Regardez, manants, non point le ciel étoilé, mais le bitume ; rampez citoyens, et si d’aventure vous osez un regard au-dessus du niveau de vos pieds, le seul qu’on y autorise en ce monde corrompu, c’est pour que vous admiriez une caste et sa représentation politique et policière, s'occupant de nos destinées comme l’éleveur préparant le troupeau avant de l’expédier à l’abattoir.
Pour l'heure, on oublie tout, chômage, précarité, mendicité, colère, revendications, tout ! On se concentre sur le seul objectif qui compte : la chasse au vote !
Réveillons-nous et donnons-leur de la Série Noire, détruisons-les !

Sous l’casque d’Erby